, IMG_4818 Hans Smidth 1839-1917 Denmark Foire d’Herning  Herning fair ca 1890 Copenhague Collection Hirschsprung

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Image by jean louis mazieres
Hans Smidth 1839-1917 Denmark
Foire d’Herning Herning fair ca 1890
Copenhague Collection Hirschsprung

UN ÂGE D’OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

L’âge d’or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.
La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l’Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l’époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l’observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l’Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.
La second partie du siècle est illustrée par l’Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l’impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l’Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l’art des Pays Bas protestants du siècle d’or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

De 1830/1850 à 1940 environ, c’est en Europe la période de l’Art Moderne.
Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l’Europe n’obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s’imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c’est un magnifique chant du cygne de l’Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.
Quand l’Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d’Inventivité.
Un Art très imaginatif, dont l’extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l’Europe :
– Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l’Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l’élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie …
– Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité….De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l’élite économique, idéologique et politique de l’Europe.
Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l’explication de ce double constat :
En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu’aux génocides à répétition.
En peinture, l’Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l’observation des arts du passé de l’Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l’Art Moderne. Mais d’autres approches du Beau ont été développées : l’esquisse, le tachisme…. et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l’Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l’art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.
Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d’obéir aux injonctions d’institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l’Académie à la peinture impressionniste n’a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l’histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu’à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C’est l’Art Contemporain, un art qui se veut à vocation internationale, mondialiste. Cet art officiel a deux aspects, indissociables et complémentaires, celui étatique, il est omniprésent dans les musées d’art contemporain, et celui privé, pour lequel s’est mis en place un marché international. Les artistes libres se réfugieront alors dans l’art commercial privé et l’art des rues, des manifestations artistiques à caractère beaucoup plus régional et local.

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.
The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.
The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.
The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.
In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.
When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.
A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:
– Traditional beliefs inherited from the values of Europe’s past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland …
– New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity …. New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.
This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:
In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.
In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme …. and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.
Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy’s resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following.
This is Contemporary Art, an art that is intented to be international, globalist. This official art has two aspects, inseparable and complementary, under state control, it is omnipresent in museums of contemporary art, and totally private, for which has established an international market. Free artists take refuge in private commercial art and in street art, artistic events of a much more regional and local character.

IMG_2888 Vilhelm Hammershøi 1864-1916 Copenhague From Christianshavn Canal Copenhagen Le canal de Christianshavn Copenhague 1905 Copenhague Statens Museum for Kunst
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Image by jean louis mazieres
Vilhelm Hammershøi 1864-1916 Copenhague
From Christianshavn Canal Copenhagen
Le canal de Christianshavn Copenhague 1905
Copenhague Statens Museum for Kunst

UN ÂGE D’OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

L’âge d’or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.
La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l’Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l’époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l’observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l’Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.
La second partie du siècle est illustrée par l’Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l’impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l’Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l’art des Pays Bas protestants du siècle d’or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

De 1830/1850 à 1940 environ, c’est en Europe la période de l’Art Moderne.
Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l’Europe n’obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s’imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c’est un magnifique chant du cygne de l’Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.
Quand l’Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d’Inventivité.
Un Art très imaginatif, dont l’extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l’Europe :
– Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l’Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l’élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie …
– Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité….De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l’élite économique, idéologique et politique de l’Europe.
Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l’explication de ce double constat :
En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu’aux génocides à répétition.
En peinture, l’Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l’observation des arts du passé de l’Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l’Art Moderne. Mais d’autres approches du Beau ont été développées : l’esquisse, le tachisme…. et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l’Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l’art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.
Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d’obéir aux injonctions d’institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l’Académie à la peinture impressionniste n’a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l’histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu’à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C’est l’Art Contemporain, un art qui se veut à vocation internationale, mondialiste. Cet art a deux aspects, indissociables et complémentaires, celui étatique, il est omniprésent dans les musées d’art contemporain, et celui privé, pour lequel s’est mis en place un marché international. Les artistes libres se réfugieront alors dans l’art commercial privé et l’art des rues, des manifestations artistiques à caractère beaucoup plus régional et local.

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.
The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.
The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.
The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.
In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.
When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.
A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:
– Traditional beliefs inherited from the values of Europe’s past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland …
– New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity …. New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.
This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:
In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.
In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme …. and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.
Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy’s resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following.
This is Contemporary Art, an art that is intented to be international, globalist. This art has two aspects, inseparable and complementary, under state control, it is omnipresent in museums of contemporary art, and totally private, for which has established an international market. Free artists take refuge in private commercial art and in street art, artistic events of a much more regional and local character.

IMG_3093 Martinus Rorbye 1803-1848 Danish Paysage norvégien avec des rochers au premier plan Norvegian landscape with rocks in the foreground 1830 Copenhagen Statens Museum for Kunst
, IMG_4818 Hans Smidth 1839-1917 Denmark Foire d’Herning  Herning fair ca 1890 Copenhague Collection Hirschsprung
Image by jean louis mazieres
Martinus Rorbye 1803-1848 Danish
Paysage norvégien avec des rochers au premier plan
Norvegian landscape with rocks in the foreground 1830
Copenhagen Statens Museum for Kunst

UN ÂGE D’OR DE LA PEINTURE DANOISE ET EUROPÉENNE

L’âge d’or de la peinture danoise se situe au 19è siècle. Deux périodes sont à distinguer.
La première partie du siècle voit coexister les deux mêmes tendances que partout ailleurs en Europe une fois achevées les guerres de la révolution et de l’Empire français : Romantisme et Classicisme. Les thèmes sont ceux de l’époque, très divers, mais avec une tendance très nette à l’observation de la société danoise, les paysages du Danemark, et bien sûr de l’Italie. Ces deux tendances vont en fait perdurer tout le 19è siècle.
La second partie du siècle est illustrée par l’Ecole de Skagen, une peinture souvent plus influencée par l’impressionnisme français et donc plus orientée vers la peinture de paysage. Une peinture qui développe plus les techniques de l’Art Moderne, esquisse, tachisme, peinture plate. La peinture de style romantique, classique ou réaliste continue cependant à exister pleinement. La grande attention portée à la vie quotidienne des populations est une caractéristique de cette peinture, qui la rapproche de l’art des Pays Bas protestants du siècle d’or, mais nous donne à apercevoir les moeurs et les modes de vie deux siècles après. Et bien sûr les marines.

De 1830/1850 à 1940 environ, c’est en Europe la période de l’Art Moderne.
Le 19è siècle et les toutes premières années du 20è, en Europe, se caractérisent en peinture par la très grande diversité des thèmes abordés par les peintres, dans un registre aussi bien profane que religieux. De même que par la grande diversité des techniques picturales, tantôt classiques, tantôt modernes, utilisées souvent simultanément. Cette période de la peinture européenne est multiple, comme en équilibre entre son riche passé et un avenir encore mal défini. Pendant tout ce siècle l’Europe n’obéit pas à une idéologie unique. Au contraire, des élites partisanes de doctrines très différentes, prétendent à la domination du continent, mais sans pouvoir s’imposer seules et exclure leurs rivaux. En peinture c’est un magnifique chant du cygne de l’Europe, qui se déploie dans un environnement politique totalement chaotique, marqué par des guerres absurdes et autodestructrices.
Quand l’Europe se suicide politiquement, son art explose, une fois de plus, (une dernière fois ?) dans un festival de Beauté et d’Inventivité.
Un Art très imaginatif, dont l’extraordinaire diversité, technique et thématique, est le reflet des tensions existantes entre les différentes composantes de la culture européenne, les différentes croyances alors encore vivantes dans cette fin de l’Europe :
– Les croyances traditionnelles héritées des valeurs du passé de l’Europe, qui sont encore très actives dans le peuple, et aussi dans une partie de l’élite économique, idéologique et politique. Dieu, la Religion, les Devoirs, Ordre, Tradition, Travail, Famille, Patrie …
– Les croyances nouvelles, revendiquant les idées conçues par la nouvelle idéologie montante, la nouvelle religion pour tous les Hommes, celle des Lumières : Révolution, Science, Progrès, Homme, Démocratie, les Droits, Bonheur, Modernité….De nouvelles valeurs très influentes dans une autre partie de l’élite économique, idéologique et politique de l’Europe.
Cette diversité des croyances en des valeurs différentes et même totalement opposées est l’explication de ce double constat :
En politique des affrontements incessants et meurtriers, jusqu’aux génocides à répétition.
En peinture, l’Art Moderne, ce sont des inventions remarquables : Une esthétique renouvelée par l’observation des arts du passé de l’Europe : byzantins, romans et gothiques. La peinture plate de ces "temps obscurs" a en réalité inspiré toute la peinture de l’Art Moderne. Mais d’autres approches du Beau ont été développées : l’esquisse, le tachisme…. et une nouveauté absolue apparaît, du moins en Europe: l’Art Abstrait. En Europe, parce que dans le domaine de l’art abstrait, la Chine nous avait précédé, de très loin.
Les artistes bénéficient de cette situation de concurrence idéologique : ils y gagnent la liberté de peindre selon leurs goûts et leurs idées propres. Ils ne sont pas contraints d’obéir aux injonctions d’institutions officielles ou dominantes. En France la résistance de l’Académie à la peinture impressionniste n’a duré que quelques années. Le 19è siècle est très certainement dans toute l’histoire de la peinture européenne le siècle où les artistes ont jouit de la plus grande liberté. La peinture officielle, académique, idéologiquement monolithique et totalitaire ne renaîtra qu’à partir des années 1950 et suivantes, en provenance de New York, où elle était apparue dans les années 1920 et suivantes. C’est l’Art Contemporain, un art qui se veut à vocation internationale, mondialiste. Cet art a deux aspects, indissociables et complémentaires, celui étatique, il est omniprésent dans les musées d’art contemporain, et celui privé, pour lequel s’est mis en place un marché international. Les artistes libres se réfugieront alors dans l’art commercial privé et l’art des rues, des manifestations artistiques à caractère beaucoup plus régional et local.

A GOLDEN AGE OF DANISH AND EUROPEAN PAINTING

The golden age of Danish painting is in the 19th century. Two periods are to be distinguished.
The first half of the century saw the two same trends coexist as everywhere else in Europe when the wars of the French Revolution and Empire were completed: Romanticism and Classicism. The themes are those of the time, very diverse, but with a clear tendency to the observation of Danish society, the landscapes of Denmark, and of course of Italy. These two trends will in fact continue throughout the 19th century.
The second part of the century is illustrated by the Skagen School, a painting often influenced by French Impressionism and therefore more oriented towards landscape painting. A painting that develops more the techniques of Modern Art, sketch, tachism, flat paint. The romantic, classical or realistic style painting, however, continues to exist fully. The great attention paid to the daily life of the population is a characteristic of this painting, which brings it closer to the art of Protestant Netherlands of the golden age, but gives us to see the customs and ways of life two centuries later. And of course the seascapes

From 1830/1850 to around 1940, it was in Europe the period of Modern Art.
The 19th century and the first years of the 20th, in Europe, are characterized in painting by the very great diversity of the themes addressed by the painters, in a register as well profane as religious. As well as by the great diversity of pictorial techniques, sometimes classical, sometimes modern, often used simultaneously. This period of European painting is multiple, as in balance between its rich past and a future still ill-defined. Throughout this century Europe does not obey a single ideology. On the contrary, partsan elites from very different doctrines claim to dominate the continent, but can not impose themselves and exclude their rivals.
In painting it is a magnificent song of the swan of Europe, which unfolds in a totally chaotic political environment, marked by absurd and self-destructive wars.
When Europe commits suicide politically, its art explodes, once again, (one last time?) In a festival of Beauty and Inventiveness.
A very imaginative Art, whose extraordinary diversity, technical and thematic, is a reflection of the tensions existing between the different components of European culture, the different beliefs then still alive in this end of Europe:
– Traditional beliefs inherited from the values of Europe’s past, which are still very active in the people, and also in part of the economic, ideological and political elite. God, Religion, Duties, Order, Tradition, Work, Family, Fatherland …
– New beliefs, claiming the ideas conceived by the new rising ideology, the new religion for all men, the "Enlightenment": Revolution, Science, Progress, Man, Democracy, Rights, Happiness, Modernity …. New values very influential in another part of the economic, ideological and political elite of Europe.
This diversity of beliefs in different and even totally opposite values is the explanation of this double observation:
In politics of incessant and deadly clashes, until repeated genocides.
In painting, Modern Art, these are remarkable inventions: An aesthetic renewed by the observation of the arts of the past of Europe: Byzantine, Romanesque and Gothic. The flat painting of these "dark times" has in fact inspired all the painting of Modern Art. But other approaches of Beau have been developed: the sketch, the tachisme …. and an absolute novelty appears, at least in Europe: Abstract Art. In Europe, because in the field of abstract art, China had preceded us, from very far away.
Artists benefit from this situation of ideological competition: they gain the freedom to paint according to their own tastes and ideas. They are not forced to obey the injunctions of official or dominant institutions. In France, the Academy’s resistance to Impressionist painting lasted only a few years. The 19th century is certainly in the history of European painting the century when artists have enjoyed the greatest freedom. The official, academic, ideologically monolithic and totalitarian painting will only be reborn from the 1950s onwards, coming from New York, where it appeared in the 1920s and following.
This is Contemporary Art, an art that is intented to be international, globalist. This art has two aspects, inseparable and complementary, under state control, it is omnipresent in museums of contemporary art, and totally private, for which has established an international market. Free artists take refuge in private commercial art and in street art, artistic events of a much more regional and local character.

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